| F.V.A. |
FEDERATION
VOILE-AVIRON |
La chaloupe de l'Amiral NIELLYHistorique de la "yole de Bantry" |
||
Une question de terminologie:
yole ou chaloupe? C 'est parce que la coque a été conservée dans un musée en Irlande et que la série moderne a été relancée par un anglo-saxon, Lance Lee, que le terme 'yole' s'est imposé. Il suffit de rechercher l'étymologie du mot 'yole' pour reconnaître que ce nom féminin vient du danois jolle et du néerlandais jol et désigne à l'origine "une embarcation légère et allongée, d'un faible tirant d'eau, propulsée généralement à l'aviron". Donc l'origine anglo-saxonne du terme est évidente mais la spécificité 'voile-aviron' douteuse. S'agissant de l'embarcation de l'amiral Nielly, embarqué sur La Résolue en 1796, ce type d'embarcation porte un nom traditionnellement utilisé dans la marine, encore aujourd'hui, il s'agit de 'chaloupe', lequel désigne la plus grande embarcation mue à la voile et/ou à l'aviron embarquée sur un navire, à ne pas confondre avec le canot, qui est un terme générique mais appliqué aux navires de la marine en bois, désigne au contraire l'embarcation de la plus petite taille. Le terme de 'canot-major' désigne l'embarcation particulièrement utilisée pour effectuer les mouvements d'embarquement et de débarquement des officiers d'un navire, alors que l'embarcation portant l'amiral s'appelle la 'chaloupe amirale'. La yole de Bantry devrait donc être appelée "chaloupe amirale" et non "yole"- Eric de Wolbock- |
La calamiteuse
expédition de 1796
En décembre 1796, le Directoire donne ordre au général Hoche de dépêcher une armée navale pour soutenir les patriotes irlandais en lutte contre l’Angleterre. La flotte française est en mauvais état, mal entretenue, avec des officiers décimés par la Révolution ou exilés et des équipages dispersés. Pour compléter des équipages largement inexpérimentés et sans entraînement, il faudra recruter 700 galériens pour armer la flotte. Partie de Brest, l’expédition comprend quinze navires, dont « La Fraternité », navire amiral portant la marque de l’amiral Morard de Galles, « L’Immortalité », commandé par le vice-amiral Bouvet de Précourt, et «La Résolue», commandée par le Capitaine de vaisseau Montalan. « La Résolue » a été lancée à Saint-Malo en 1777 par l’ingénieur constructeur Guignace. C’est une frégate de 134 pieds de long sur 34,6 de large, armée de vingt-six canons de 12, six canons de 6 et quatre caronades de 36. Outre son équipage, « La Résolue » embarque 144 hommes de troupe appartenant au 8e régiment d’artillerie. Elle fait partie de l’arrière-garde de l’escadre, qui comporte cinq vaisseaux, quatre frégates, une corvette et six flûtes. Cette division est placée sous les ordres du contre-amiral Nielly, qui embarque lui-même sur « La Résolue », où il arbore sa marque : un guidon rouge hissé en tête du grand mat. Conformément à l’usage de l’époque, l’amiral Nielly a fait embarquer sur «La Résolue» sa chaloupe personnelle, embarcation plus légère, plus fine et plus rapide que les canots réglementaires. Cette chaloupe est armée par la fine fleur de l’équipage. L’expédition appareille de Brest dans le plus grand désordre. Ignorant que le navire amiral a modifié sa route, « Le Séduisant », vaisseau de 74 canons, fait route au sud, en compagnie de « La Résolue » et essuie près de l’Ile de Sein un coup de vent qui le drosse sur l’Ilot Tévénec. Cinq cents hommes seulement seront sauvés sur les mille cinq cents qui se trouvaient à bord… L’armée navale est dispersée. Une mission difficile De la prison à la renaissance. La "Yole de Bantry"
ou "yole 1796". (sources: Le Chasse Marée) |
| Accueil Fédéral | Haut de page | |